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Agenda


42 jours plus tard, la grève continue et trois journées d’action nationale les 22, 23, 24
Article publié le 15 janvier 2020

42 jours plus tard : Un mouvement majoritaire et inédit !

Communiqué intersyndical du 15 janvier

La mobilisation se poursuit les 14, 15 et 16 janvier pour le retrait du projet de réforme des retraites, entraînant chaque jour de nouveaux travailleur.euses, de la jeunesse,... De nombreuses initiatives se tiennent sur tout le territoire : grève, manifestations, rassemblements, piquets de grève, etc… rassemblant à nouveau plusieurs centaines de milliers de personnes.

Malgré les annonces du premier ministre et après 6 semaines d’un mouvement social inédit, dont nous nous félicitons, la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste (60% de soutien, au baromètre Harris Interactive du 14 janvier). La communication gouvernementale visant à nous expliquer à nouveau que ce projet est « juste et simple » se heurte à une opinion publique qui voit bien qu’il s’agit de nous faire travailler plus longtemps pour des pensions plus basses.

Majoritaires ensemble, les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL, FIDL exigent le maintien des régimes de retraite existants par répartition solidaire et intergénérationnelle, fondés sur un système par annuités.

L’intersyndicale porte des propositions pour améliorer les droits de toutes et tous dans le régime de retraite actuel. Elles s’appuient sur les cotisations sociales et les richesses créées par le travail.

Il faut augmenter les salaires dans le privé et les rémunérations dans le public, mettre en oeuvre immédiatement l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes. Il faut développer l’emploi stable, mettre fin à la précarité particulièrement de la jeunesse et prendre en compte les années d’étude. Les plateformes numériques doivent être soumises à cotisation.

Nous exigeons la fin ou la compensation des exonérations patronales, la réorientation des crédits d’impôts aux entreprises vers le régime des retraites et l’élargissement de l’assiette de cotisations afin d’inclure tous les travailleur.euses dans le régime par répartition et d’éviter toute ouverture à la capitalisation. Il est indispensable de préserver les réserves de tous les régimes de retraite.

La lutte contre la fraude et l’évasion fiscale doit être une priorité avec l’instauration d’une contribution sociale pour la protection sociale sur les revenus du capital.

C’est pourquoi les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNEF, UNL et FIDL appellent à réunir des assemblées générales pour continuer et amplifier encore la mobilisation afin d’obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations sur la base de nos propositions.

Nos organisations appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et renforcer la grève y compris reconductible là où les salarié.es le décident.

Elles appellent à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire, les 22 et 23 janvier. Elles proposent d’organiser dans toutes les villes des « Retraites aux flambeaux » ou autres initiatives le jeudi 23 au soir.

Elles appellent à faire du vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, une journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle.



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Tract intersyndical 16 janvier

L’union syndicale Solidaires dénonce encore une fois les violences policières qui ont eu lieu lors de certaines actions et manifestations comme par exemple à Nantes, à Rouen, à Bordeaux ou Chalon sur Saône avec des blessés sérieux et interventions des secours suite à des coups de matraque et de gaz lacrymogène.

Pour l’Union syndicale Solidaires, c’est le signe que le rejet du projet ne faiblit pas, que le gouvernement n’est pas légitime à imposer sa retraite à points. Les pseudos négociations ouvertes n’attaquent pas le dur du projet gouvernemental. C’est la raison pour laquelle Solidaires n’y participe pas. Il ne s’agit pas pour nous de négocier des reculs comme par exemple le droit pour les aides-soignantes de partir à 60 ans demain au lieu de 57 aujourd’hui ou de quémander le retour de critères de pénibilité que ces mêmes gouvernants ont décidé de supprimer...

Notre combat est juste : pour le droit de chacun et chacune de partir en retraite en bonne santé et avec une pension digne, ce que ne nous assurent ni la réforme annoncée, ni le minimum de pension à 1000 euros tant vanté.

Pour Solidaires, cette journée constitue un signe fort pour continuer la lutte pour le retrait total, et ceci dès demain, le 10 janvier en reconduisant la grève et ce samedi par des manifestations dans les villes.

L’intersyndicale qui se réunit dans la soirée annoncera de nouvelles perspectives pour la mobilisation.



Ce jeudi 9 janvier, une journée massive de grève chez les personnels de l’éducation : reconduisons la grève jusqu’au retrait du projet !

Communiqué de la fédération SUD éducation

Contrairement aux souhaits du gouvernement et du patronat, il n’y a pas eu de “trêve de Noël”. Les personnels de l’éducation ont multiplié les actions pendant les congés scolaires, en convergence avec les secteurs en grève reconductible, en particulier la SNCF et la RATP. Depuis la rentrée les AG votant la grève se sont multipliées.

Ce jeudi 9 janvier, c’est de nouveau une majorité des personnels de l’éducation qui sont en grève, à l’appel de l’intersyndicale de l’éducation CGT-FO-FAEN-FSU-SNALC-SUD, dans le cadre de l’appel de l’intersyndicale interprofessionnelle. Que les choses soient claires : ce que revendiquent les personnels, c’est bien le retrait du projet de réforme des retraites par point et pas autre chose ! Les personnels de l’éducation ne sont pas dupes : les annonces du gouvernement sur les revalorisations ne sont que de la poudre aux yeux, et ouvrent la porte à d’autres attaques sur le statut des personnels (temps de travail, missions, congés). L’heure est donc à la bataille : en grève jusqu’au retrait !

La fébrilité et la division affichées par le gouvernement et la majorité montre que la victoire est à portée de main, comme l’indiquent les annonces fumeuses faites sur des concessions à certains secteurs, comme sur les modalités de la mise en œuvre de la réforme (et en particulier sur l’âge pivot). Qui plus est, les annonces différentes pour chaque génération (et même certaines catégories) montrent l’absurdité d’un régime prétendument “universel” vanté par le gouvernement. L’opinion publique ne s’y trompe pas : elle soutient toujours majoritairement les grévistes et s’oppose toujours au projet de réforme. Les caisses de solidarité en soutien aux grévistes, qu’elles soient locales ou nationales, bénéficient d’ailleurs d’un large engouement, à l’image de celles lancées par les structures de l’Union syndicale Solidaires, comme la fédération SUD éducation, mais aussi SUD Rail ou Solidaires RATP.

La grève doit se renforcer et se poursuivre jusqu’au retrait. Pour cela, de nombreuses Assemblées générales ont d’ores et déjà décidé de reconduire la grève à demain vendredi 10 décembre.

SUD éducation appelle les personnels à :

-se mettre massivement en grève vendredi 10 janvier

-participer massivement aux actions et mobilisations interprofessionnelles de vendredi 10 janvier et samedi 11 janvier

-voter en Assemblée générale la poursuite de la grève jusqu’au retrait de la réforme des retraites par points