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#BlanquerMent : la grande impréparation du ministère de l’éducation
Article publié le 6 avril 2021

 

Le ministère de l’éducation a eu un an pour tirer les bilans d’une première continuité pédagogique catastrophique, où les inégalités numériques, les ENT qui ne supportent rien, la lourdeur des programmes inadaptables en distanciel… tout cela aurait pu et dû être évité.

Ce mardi 6 avril, le plus grand flou règne encore pour beaucoup de personnels de l’éducation.

Le distanciel est de nouveau complètement improvisé, le calendrier décalé ne permet aucune adaptation des emplois du temps et des cours en distanciel. L’absence de moyens est à nouveau criant et l’approvisionnement en matériel numérique tant pour les personnels que pour les élèves est insuffisant, sans parler du grand bug de l’an 2O21 des ENT. La liste des enfants des personnels dits prioritaires publiée seulement vendredi, qui a donné lieu à des interprétations différentes et contradictoires des chef.fes d’établissement et IEN et ce qui a créé une impossibilité d’organiser des équipes d’accueil. Ainsi, certains établissements ouvrent leurs portes et font venir agent.es et personnels de l’EN pour parfois deux élèves, là où il aurait été possible de regrouper les élèves sur moins d’établissements. A Saint-Denis par exemple 73 écoles sont aujourd’hui ouvertes pour souvent moins de dix élèves ! Rappelons au passage que la présence des collègues sur les établissements ne peut se faire aujourd’hui que sur la base du volontariat, et que les chefs d’établissements n’ont pas à faire venir CPE, AED, AESH, agent.es, contractuels parce que l’envie d’un grand ménage ou de discussions leur prend. Par ailleurs, convoquer les personnels sur leurs lieux de travail au pic de la situation épidémique est une mise en danger inutile et incohérente. Rappelons également qu’il n’y a aucune obligation de visioconférence et que la liberté pédagogique reste la règle durant cette période. Et si la hiérarchie argumente aujourd’hui de la carotte de l’attestation dérogatoire de plus de 1O km pour attirer les collègues, il semble important de préciser qu’à ce jour aucune compensation financière n’est assurée pour cet accueil.

Malgré cette situation chaotique, Blanquer et consorts continuent d’avancer à l’aveugle, là ou nous n’avons eu de cesse de formuler des propositions, dans quelques semaines peut-être découvriront-ils les épreuves du bac et du brevet ?

Cette situation vient une nouvelle fois démontrer que le gouvernement ne veut débourser aucun centime pour l’éducation, et que c’est une nouvelle fois la grande improvisation et la débrouille… une situation donc dramatique car elle met les élèves une nouvelle fois en situation d’échec, là où beaucoup de moyens auraient pu être mis en œuvre pour garantir une véritable continuité pédagogique.

Ainsi, le ministère de l’éducation préfère laisser les équipes dans le flou et les prendre de court pour qu’elles ne puissent pas s’organiser par elles-mêmes. SUD éducation 93 dénonce cette nouvelle incurie du ministère et du gouvernement.