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Agenda


CTSD 1er degré de rentrée : mesures toujours insuffisantes et toujours autant de mépris de la hiérarchie !
Article publié le 7 septembre 2018

Ce jeudi 6 septembre a eu lieu le CTSD de rentrée ,
il s’agit d’un CTSD d’ajustement des mesures actées en juin.

Au total : 20 ouvertures de classes et 20 fermetures actées

Ces mesures s’appliquent tout de suite car il n’y a pas eu de vote à l’unanimité contre (2 astentions)

SUD Education 93 a bien entendu voté contre ces mesures.

2 fermetures de classes ont été annoncées au lendemain du CTSD, sans consultation des organisations syndicales. SUD Education dénonce ce procédé inadmissible.

Mesures actées (à laquelle s’ajoutent les 2 mesures décidées hors CTSD : suppression d’un moyen supplémentaire pour le dispositif 100% de réussite à l’école élémentaire Cachin de Pantin et annulation d’ouverture à l’école maternelle Brassens de Noisy-le-Grand)

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Mesures actées



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Mesures diverses



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CR du CTSD du 6 septembre 2018



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Déclaration liminaire du CTSD du 6 septembre 2018









La rentrée a été encore particulièrement pénible dans plusieurs écoles du département. Beaucoup de classes n’avaient pas d’enseignant.es et n’ont toujours pas d’enseignant.es fixes alors même que certaines de ces situations étaient prévisibles comme les congés maternités.

Le nombre de remplaçant.es ne permet pas de couvrir tous les besoins.
Combien y a t-il de remplaçant.es titulaires et de contractuel.les sur le département, M. le DASEN ?
Combien de contractuel.les ont été embauché.es en cette rentrée ?

Aucune réponse du DASEN là-dessus !

La précarité des enseignant.es est de plus en plus criante.
On promet aux contractuel.les des temps d’observation et de formation mais il en est déjà autrement. Pour donner un exemple concret, j’ai été convoquée par vos services pour représenter mon syndicat au CTSD aujourd’hui et mon remplacement n’avait pas été prévu alors que nous sommes seulement au 3ème jour d’école des enfants. Alertée de mon non-remplacement, l’IEN a demandé à une contractuelle qui devait rester en observation toute la semaine dans mon école de prendre en charge ma classe. Elle n’a jamais enseigné et n’a bénéficié d’aucune formation...

SUD Education dénonce cette précarité qui fragilise l’entrée dans le métier et les conditions de travail des personnel-les ainsi que la qualité de l’enseignement et réclame une vraie formation et la titularisation de tou.tes les contractue.lles.

DISPARITION MEDECINE SCOLAIRE

La médecine scolaire est en voie de disparition : il y a seulement 24 médecin.iennes dans notre département, soit 1 pour 12 000 à 13 000 élèves, c’est inacceptable. Certaines villes comme Pantin n’ont même pas un.e médecin.ienne scolaire. De nombreux enfants ne reçoivent pas la visite obligatoire à l’entrée en CP afin que soient détectés des éventuels troubles de l’apprentissage, ce qui crée encore plus d’inégalités face à l’accès à la santé déjà très problématique dans le 93.

RASED SACRIFIE

Le RASED est également largement sacrifié. De nombreux postes de psychologues scolaires ne sont pas pourvus. Quand ils le sont, ils interviennent, tout comme les postes de maître.sses E et G souvent sur une dizaine d’écoles, limitant le travail auprès des élèves à du saupoudrage.

REFORME 100% INEGALITAIRE

En cette nouvelle rentrée scolaire, la réforme ministérielle « 100% de réussite » en
éducation prioritaire s’étend aux CP en REP et aux CE1 en REP+.


Sur les 465 postes crées en Seine-Saint-Denis pour la carte scolaire du 1er degré, 417 postes sont créés pour le dispositif. Ces créations de postes sont clairement très insuffisantes car elles se font sur le dos des autres classes (maternelle et cycle 3), contrairement à ce qui a été affirmé.


En effet, dans de nombreuses écoles, les seuils de classes hors dispositif sont largement dépassés ! La mise en place de ce dispositif se fait également au détriment des postes de RASED (aucun poste créé sur le département pour cette rentrée scolaire), d’UPE2A (4 créations sur tout le 93 malgré la présence massive d’enfants réfugiés non scolarisés) , d’ULIS, des TPS, des postes de remplaçant-es titulaires.

De plus, cette réforme s’effectue déjà à moyens constants car le calcul effectué par vos services ne se font pas sur la base de 12 élèves par classe comme cela avait été annoncé mais plutôt sur celle de 14 ou 15 et ne prend pas en compte l’accueil des nouveaux-nouvelles élèves en cours d’année, notamment les élèves d’UPE2A.

LIBERTE PEDAGOGIQUE BAFOUEE

La liberté pédagogique est remise en cause par ce dispositif car il ne permet pas aux équipes de choisir des structures pédagogiques innovantes et adaptées aux besoins des élèves. Cette mise au pas des enseignant-e-s imposée par M. Blanquer est renforcée par la mise en place des évaluations nationales obligatoires en CP/CE1 présentées par le ministère comme un « repère pour la réussite » , une sorte d’outil qui permettrait aux enseignant-e-s de mieux déterminer les besoins de leurs élèves. Il s’agit en fait d’un outil de contrôle des enseignant.es sur leurs pratiques pédagogiques et d’une mise en concurrence entre collègues. On peut craindre qu’il serve même d’outil à la hiérarchie pour attribuer les nouvelles primes au mérite en REP+. C’est aux équipes enseignantes de choisir les outils d’évaluations les mieux adaptés en fonction de leurs élèves et de leurs pratiques pédagogiques.

SUD éducation 93 sera particulièrement attentif aux pressions exercées par la hiérarchie concernant la mise en place de ces évaluations.

La création de 465 postes pour la Seine-Saint-Denis pour cette rentrée est donc largement insuffisante car elle ne permet pas d’ouvrir suffisamment de classes ni d’en baisser les effectifs, ni de créer des postes de remplaçant.es titulaires en nombre suffisant pour réduire les inégalités territoriales.

Revendications

SUD EDUCATION 93 réclame toujours 1000 postes nécessaires tout de suite dans le 93 pour couvrir les besoins :

- Pour le respect des seuils (100 postes de plus),


- Pour la suppression de la précarité chez les remplaçantes et remplaçants (500 postes),


- Pour la recréation de postes de RASED (200 postes, avec des postes de remplacements),


- Pour des postes de TPS en REP (200 postes)


- des postes d’UPE2A à la hauteur des besoins d’accueil des élèves allophones primo-arrivant.es


- des postes d’ULIS écoles pour l’accueil des enfants porteurs de handicap


- le recrutement et la formation d’AVS en nombre suffisant pour que chaque enfant notifié à la MDPH puisse être accompagné-e par des professionnel.les spécialisé.es

SUD éducation soutiendra toutes les luttes pour rompre avec les politiques libérales et pour obtenir les moyens nécessaires et un budget à la hauteur des besoins de nos élèves du département qui souffrent d’inégalités socio-économiques et territoriales criantes.