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Agenda


Confinement et Covid-19 - point sur les informations au 20 mars
Article publié le 18 mars 2020

⌚⌚⌚ Dernière mise à jour le 20 mars à 13h ⌚⌚⌚

En ces temps de crise sanitaire et de confinement général, l’administration continue à nier les dysfonctionnements et abus qui se produisent sur le terrain.

Remplissez ce formulaire afin de nous signaler tout abus, dysfonctionnement ou autre problème lié à la gestion de la crise par l’administration, surtout si votre établissement fait partie de ceux choisis pour accueillir des enfants.
Attention ! Si vous avez rempli le formulaire avant jeudi 19 mars à 15h, nous ne disposons pas de vos réponses à cause d’un dysfonctionnement technique. Merci de le compléter de nouveau le cas échéant - bien désolé·es.

SUD Éducation 93 dénoncera toutes les situations auprès de la hiérarchie et vous soutiendra et vous accompagnera dans vos démarches.

Malgré la crise épidémique, le syndicat est toujours actif et à la disposition des personnels.
Contactez-nous sur contact@sudeducation93.org ou au 06.88.66.47.23 et n’oubliez pas de remplir le formulaire  !
 



Jeudi 12 mars, Emmanuel Macron a prononcé un discours dans lequel il a annoncé la fermeture "jusqu’à nouvel ordre" des écoles, collèges, lycées, et universités à compter de lundi 16 mars.

Lundi 16 mars, un confinement général a été mis en place, avec une forte restriction des déplacements, sauf sur présentation d’une attestation de déplacement dérogatoire.

Depuis, des consignes partielles ont été données aux collègues, certaines sont contradictoires.

Vous trouverez dans cet article toutes les informations quant à la gestion de la crise sanitaire dans le 93.
 

Sud Éducation 93 appelle les personnels de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur à informer leurs proches qui ne travaillent pas dans des secteurs utiles dans l’immédiat à cesser le travail et à rester chez eux et elles par mesure de sécurité ! Les droits de retrait et de grève permettent de se protéger face à la crise sanitaire et aux éventuels abus hiérarchiques (ici le communiqué de la Fédération Sud Éducation).



Quelles informations faut-il retenir ? Quels sont les droits des personnels dans cette crise sanitaire ?


Aucun personnel n’a obligation de se rendre sur son lieu de travail.
 



Concernant la "continuité pédagogique", le télétravail n’est pas une obligation, considérant le Décret n° 2016-151 du 11 février 2016 relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique et la magistrature. Sud Éducation 93 s’inquiète de voir l’utilisation de la crise sanitaire du coronavirus comme un cheval de Troie de l’enseignement à distance. Le tout-numérique, en l’état, dans notre département, ne peut qu’aggraver des inégalités déjà très fortes.

  • Un modèle d’attestation dérogatoire de déplacement sera proposé aux établissements pour que les (nombreuses) familles peu ou pas équipées puissent se déplacer pour aller chercher le travail de leurs enfants.
     
  • L’accueil des enfants des soignant·es est assuré par des personnels volontaires : à défaut de volontaires ou si les effectifs sont très réduits, l’accueil est assuré par les personnels de direction.

Cet accueil est proposé aux enfants dont au moins un parent travaille dans le domaine de la santé (public ou privé, toutes professions), même si des consignes contraires sont données !
Si tu as des informations sur les modalités d’accueil dans ces établissements, contacte-nous et/ou songe à remplir le formulaire.

  • Sud Éducation 93 insiste : les personnels qui se rendent encore sur leur lieu de travail doivent être correctement protégé·es : masques, gants, gel hydroalcoolique et respect des mesures-barrières. La pénurie de matériel relève de la mauvaise gestion et ne saurait compromettre la protection des personnels mobilisés : soignant·es, enseignant·es ou agent·es notamment.

La sécurité des agent·es est de la responsabilité de leur hiérarchie  : faute de protection suffisante, le droit de retrait est légitime ! Ainsi, l’article 2-1 du décret n°82-453 du 28 mai 1982 stipule : "Les chefs de service sont chargés, dans la limite de leurs attributions et dans le cadre des délégations qui leur sont consenties, de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité."

  • Les Conseils d’Administration, notamment concernant la gestion et les moyens, se tiendront a priori en présentiel après le confinement.
     
  • Les Conseils de Classe auront lieu en visioconférence autant que posssible.
     
  • Les concours, notamment de recrutement, sont reportés jusqu’à nouvel ordre. La gestion se fera au cas par cas, il faudra donc consulter les sites institutionnels et/ou l’interface de connexion.
     
  • Les agent·es techniques et administratif·ives ne sont pas tenu·es de se rendre sur leur lieu de travail ! Le service est organisé sur la base du volontariat, concernant les agent·es du département. À condition, toujours, que les mesures de protection soient mises en place et que des équipements soient fournis !
     
  • La DSDEN télétravaille. Il n’y aura pas de modification du calendrier de gestion : les dépôts de dossier et candidatures sur postes spécifiques devront se faire par mail avec accusé de réception comme preuve.
     
  • Jean-Michel Blanquer déclarait lundi 16 mars qu’il n’y aurait "aucune conséquence financière pour qui que ce soit". Les vacataires et contractuel·les sont particulièrement menacé·es, dans l’Enseignement Supérieur comme dans l’Éducation Nationale. Certaines mesures commencent à tomber : n’hésite pas à nous contacter.
     
  • Interrogé sur la possibilité de prolonger l’année scolaire au-delà de la fin de l’année scolaire, en réduisant donc les congés d’été, le ministre Blanquer a dit que c’était une éventualité envisageable. Sa posture sur les congés est un non-sens  : elle implique à la fois d’enjoindre en ce moment les personnels à la poursuite de leur service dans le cadre du télétravail, et de raccourcir les vacances. Les personnels ne sont actuellement pas en congé et l’urgence est d’abord sanitaire : laissons les enseignant·es et les élèves faire au mieux, pendant et après la crise sanitaire, mais sans remettre en cause nos droits (ici le communiqué de la Fédération Sud Éducation).