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La répression syndicale au service de la brutalité sociale du gouvernement !
Article publié le 1er février 2020

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Communiqué intersyndical

L’intersyndicale du 93 condamne avec force la répression du mouvement social en cours, et en particulier celle dont font l’objet les travailleurs et travailleuses de la RATP. En effet, alors que les grévistes de la RATP participent depuis le 5 décembre 2019 à la mobilisation contre la réforme des retraites, ils et elles font l’objet d’une féroce répression.

D’une part, la police s’en est prise aux personnes présentes sur les piquets de grève dès le début du mouvement : coups de matraque, gazages, interpellations, mise en garde à vue, et autres procès pour "entrave à la liberté de travailler" se sont accumulés au fil des semaines.

Ce versant policier, de la répression, s’inscrit dans la continuité des violences que subissent tou-te-s celles et ceux qui osent relever la tête et rejeter la politique de la macronie, que l’on pense aux Gilets Jaunes mutilé-e-s et éborgné-e-s, ou aux figures syndicales identifiées qui font l’objet d’arrestations abusives et d’intimidations régulières.

Mais le gouvernement de Macron et sa police ont trouvé à la direction de la RATP un relai de choix pour ses tentatives de casser nos grèves. Les machinistes mobilisé-e-s dans les dépôts font ainsi l’objet de pressions hiérarchiques, de menaces de sanctions, voire de révocation, et certain-e-s reçoivent des convocations. La grève est un droit constitutionnel, et un devoir politique au regard des attaques dont font l’objet nos acquis sociaux. En ayant recours à ces mesures disciplinaires, la direction de la RATP entrave ce droit, et se place clairement dans le camp de ceux qui nous saignent et nous matraquent.

L’intersyndicale du 93 affirme son entier soutien aux travailleurs et travailleuses mobilisé-e-s de la RATP et d’ailleurs, et appelle à rejoindre le rassemblement qui aura lieu le lundi 3 février à 11h devant le dépôt Bus de Flandre (168 avenue Jean Jaurès 93 500 Pantin) en soutien à Ahmed Berrahal menacé de sanctions.