SUD Education Solidaires SUD Education 93
Membre de l'union académique SUD éducation, de la fédération SUD éducation et de l'union syndicale Solidaires

1er degré | 2nd degré | Agent-es | Contractuel-les enseignant-es | Interprofessionnel | Les représentant-e-s | Lycée professionnel | Stagiaires | Supérieur | Moyens des établissements | Education prioritaire | Plan d urgence | Réforme du lycée | Loi confiance |

Non à la répression à l’égard de militant-es syndicaux-ales au collège République (Bobigny)
Article publié le 2 avril 2019

Communiqué intersyndical.

 Le rectorat de Créteil a lancé des procédures de mutation forcée et de sanctions disciplinaires à l’égard d’enseignant-es syndiqué-es au collège République à Bobigny.

Le collège République de Bobigny est un collège d’éducation prioritaire, comprenant une section d’enseignement général et professionnel adaptée (SEGPA), un dispositif ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire) dont les élèves appartiennent à plus de 76 % à des catégories socio- professionnelles défavorisées. Le collège a vu son nombre d’élèves augmenter de 12 % depuis 2012 sans que cette hausse du nombre d’élèves n’engage une augmentation du nombre d’heures allouées au collège. Face à cette situation inique, les personnels ont choisi, comme dans beaucoup d’autres établissements, de se mobiliser, à de nombreuses reprises ces dernières années, pour exiger la création des moyens nécessaires pour un service public d’éducation plus égalitaire.

Jeudi 29 mars, l’annonce de sanctions est tombée comme un couperet. Sur quatre enseignant-e-s du collège, deux sont menacé-e-s d’une mutation dans l’intérêt du service, une décision arbitraire de la hiérarchie, et deux sont informé-e-s de l’ouverture d’une procédure disciplinaire. Les quatre personnels sont des représentant-es de deux organisations de défense des personnels. Ils et elles sont connu-e-s de l’administration comme des représentant-e-s syndicaux-ales régulièrement élu-e-s au conseil d’administration du collège.

Les organisations syndicales SUD, CGT, SNES-FSU, SNEP-FSU, FO dénoncent la répression sans précédent qui s’abat sur des enseignant-e-s militant-es syndicaux-ales qu’elles considèrent comme d’une ampleur inédite à l’échelle d’un EPLE.
Ces attaques contre ces délégué-e-s syndicaux-ales sont perpétrées dans un contexte d’ensemble marqué par le tout-répressif : Projet de loi dit de « l’école de la confiance » qui, avec son article 1, cherche à entraver la liberté d’expression et interdire toute résistance ; loi dite « anti-casseurs » remettant en cause le droit démocratique de manifester.
Ces attaques interviennent justement au moment où les personnels sont mobilisés et appellent à la grève la semaine prochaine dans le but d’obtenir le retrait de ce projet de loi ainsi que l’abrogation des réformes Blanquer du baccalauréat, des lycées et de Parcoursup ainsi que de la loi Blanquer.

Les organisations syndicales SUD, CGT, SNES-FSU, SNEP-FSU, FO revendiquent l’arrêt immédiat des procédures disciplinaires et de mutation forcée engagées par la hiérarchie à l’encontre des 4 collègues du collège République.


Ci-dessous, la déclaration intersyndicale lue à l’occasion du CTSD de Vendredi 29 Mars.

PDF - 319.1 ko
Communiqué Intersyndical - Répression au collège République - 30 Mars 2019

Pour l’arrêt immédiate des sanctions à l’égard des enseignant-e-s du collège République !


Les syndicats CGT éduc’action, SNFOLC, SNES, SNEP et Sud Éducation du département de Seine-Saint-Denis exigent l’arrêt immédiat des procédures de mutations dans « l’intérêt du service », sanctions déguisées, et de procédures disciplinaires engagées à l’encontre de quatre enseignant-e-s syndicalistes du collège République de Bobigny.

Ces mesures surviennent alors que le Ministre Blanquer fait passer en force sa loi inique sur l’école de la confiance dont l’article 1 vise à réduire la liberté d’expression des personnels, et que les sanctions et menaces de sanctions se multiplient contre les personnels qui s’opposent à la politique du Ministère.

Nos organisations syndicales ne sont pas dupes et savent que la répression syndicale qui s’abat sur nos collègues du collège République visent à intimider tous les personnels qui se mobilisent dans notre département et ailleurs pour plus de justice sociale.

Nos organisations mettront en œuvre les moyens nécessaires pour lutter contre cette répression syndicale inadmissible.