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Pas de répression pour Hélène : le nouveau communiqué intersyndical après consultation du dossier administratif
Article publié le 11 février 2021

Communiqué du 11 février 2021 des organisations syndicales SUD éducations 93, CGT éducation 93, CNT-STE 93 et SNUDI-FO 93

Mercredi 10 février 2021 , Hélène, enseignante à l’école élémentaire Marie Curie à Bobigny et militante à SUD éducation 93, était convoquée pour consulter son dossier administratif en vue d’une mutation dans l’intérêt du service notifié, par le DASEN du 93, le jeudi 4 février.

Ce qu’on lui reproche ? D’avoir usé de sa liberté pédagogique et rappelé à la hiérarchie les droits élémentaires des personnels.

Depuis 2019, une grande partie de l’équipe enseignante de l’école subit un réel acharnement de la part de l’inspectrice de la circonscription qui use de pratiques managériales autoritaires, culpabilisantes et infantilisantes pour remettre en cause le projet d’école instauré autour de la pédagogie Freinet depuis de nombreuses années.

Notre camarade Hélène subit encore plus personnellement les frais de cet acharnement à travers cette sanction déguisée que représente cette mutation d’office.

La consultation de son dossier administratif qui ne contient aucun des éléments constitutifs de ce qui lui est reproché, montre bien qu’Hélène n’a commis aucune faute professionnelle et qu’il s’agit bien d’une répression syndicale.

Si la mutation dans l’intérêt du service ne constitue pas juridiquement une sanction, elle en est une de fait pour Hélène, pour ses collègues, pour ses élèves et leurs familles.

Déplacer une collègue pour son militantisme, pour son dévouement pour la satisfaction des revendications, son combat pour de meilleures conditions de travail, son attachement à la liberté pédagogique est une remise en cause de la démocratie.

Ces faits ne sont pas nouveaux dans cette circonscription. L’IEN incite les collègues à ne pas faire appel aux organisations syndicales, elle refuse de recevoir des organisations syndicales en audience et ne souhaite même pas leur répondre, monte les collègues les un·es contre les autres… Nous n’accepterons pas qu’Hélène soit victime de l’autoritarisme qui règne dans cette circonscription. Ce qui est inquiétant, c’est que la DSDEN est au courant de ces faits et n’a comme seule réponse la sanction d’une collègue et camarade ! Dans quel but ?

La mobilisation très réussie de ce mercredi 10 février qui a rassemblé 200 personnes devant la DSDEN : parents d’élèves, collègues de la ville, du département et des départements voisins, des militant·es pédagogiques de l’ICEM ainsi que la présence de représentants de la LDH et que de la section française de la DEI ( Défense des Enfants International) est la démonstration de l’indignation et la colère face à cette injustice.

Ce jeudi 11 février, l’intersyndicale sera entendue à sa demande, à la DSDEN du 93. Nous porterons ce refus de mutation. L’acharnement sur Hélène doit cesser.

Pour Hélène et tout·es les réprimé·es.
Pour la liberté pédagogique.
Pour le respect des droits syndicaux.
Contre les pratiques managériales et autoritaires.
Nous resterons mobilisé.e.s jusqu’à l’arrêt des sanctions.

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Communiqué intersyndical