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Agenda


Pour nos retraites, on continue jusqu’au retrait
Article publié le 30 janvier 2020

Grosse journée de mobilisation et manifestation à Paris le 6 février - 13h30, de gare de l’Est à Nation

Communiqué de la fédération SUD éducation

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Le mouvement contre la réforme des retraites connaît de multiples rebondissements, avec de nouvelles actions menées chaque jour. Dans notre secteur, les mobilisations contre les E3C et la LPPR dans le supérieur apportent leurs nouveaux lots de grévistes. Construisons chaque jour la grève jusqu’au retrait !

La fin de l’âge pivot ? Un sacré enfumage

Que les choses soient claires : l’âge pivot provisoirement suspendu (article 56) ne concerne que les générations nées entre 1960 et 1975. Et encore, même celui-ci pourra être soit inscrit dans la loi (si les partenaires sociaux ne trouvent pas de solution satisfaisante pour le gouvernement d’ici avril), soit rétabli ultérieurement par simple ordonnance. Pour tou-te-s les autres, l’âge pivot à plus de 64 ans, c’est-à-dire un recul pur et simple de l’âge de départ à la retraite, est bel et bien maintenu. La CFDT et l’UNSA font donc croire à tout le monde qu’une avancée significative a été obtenue : ce petit jeu médiatique, qui oublie tout le reste, est objectivement dans l’intérêt du patronat. Ne nous laissons pas enfumer : c’est bien le retrait du projet de loi qu’il faut revendiquer.

Les femmes grandes perdantes

Le gouvernement tente un tour de force majeur : faire croire que les femmes bénéficieraient de la réforme des retraites. Il est insupportable d’être ainsi manipulées : les femmes seront au contraire les grandes perdantes, tout le monde le sait. En effet, dans la fonction publique, le passage d’un mode de calcul sur les 6 derniers mois à une prise en compte de l’ensemble de la carrière va inévitablement entraîner une baisse des pensions : en effet, les femmes connaissent beaucoup plus de périodes à faibles revenus (temps partiels, congés parentaux). Les autres dispositions de la réforme (points supplémentaires accordés pour les enfants, pensions de reversion) vont dans le même sens : le projet de réforme aggravera encore plus les inégalités hommes-femmes entre pensionnées !

En grève, en manif et en AG le 6 février !

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Mobilisé-es et toujours aussi déterminé-es

Communiqué intersydnical CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL se félicitent de l’importance des mobilisations pour le retrait du projet de réforme des retraites du Gouvernement. Le soutien de la population au mouvement social s’amplifie, des initiatives unitaires sont prises sur tout le territoire, les journées de grèves et de manifestations du vendredi 24 et du mercredi 29 janvier ont encore rassemblé des centaines de milliers de personnes. C’est la preuve d’un rejet massif des propositions portées par le Gouvernement.

L’avis du Conseil d’État est un désaveu cinglant à la stratégie gouvernementale. Cette réforme est décidément injuste et dangereuse. Il confirme nos analyses d’une réforme qui méprise les formes réglementaires et législatives et, sur le fond, fait ressortir le flou du projet. Il pointe les biais de l’étude d’impact et des 29 ordonnances auxquelles le texte du projet de loi renvoie comme autant d’éléments qui masquent la réalité de la réforme. Il contredit les engagements de compensation aux dégâts de la réforme que le gouvernement avait fait miroiter pour certain-es catégories.

A la veille de l’ouverture de la « conférence des financeurs », nos organisations syndicales réaffirment leurs propositions d’augmentation des recettes des régimes de retraites, qui passent par une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salarié-es.

Une mobilisation historique par sa force et sa durée, le soutien sans faille de l’opinion publique, l’avis du Conseil d’État : le projet de réforme des retraites n’a jamais été si fragile. Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et à amplifier, dans tous les secteurs, la mobilisation dès maintenant et tout au long du débat parlementaire qui s’ouvre la semaine prochaine par des actions diversifiées : rassemblements, retraites aux flambeaux, dépôts d’outils symboliques des métiers, etc. Il n’y aura pas de trêve. Des actions de mobilisation sont déjà prévues la semaine prochaine. Le 5 février, les organisations soutiennent l’initiative de mobilisation des organisations de jeunesse et encouragent à construire des initiatives locales et diversifiées.

Elles appellent à faire du jeudi 6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations à l’occasion du début des travaux de la commission spéciale de l’Assemblée Nationale. Elles appellent à interpeller les parlementaires. Elles mettent en perspective des actions de mobilisation notamment la semaine d’ouverture des travaux à l’Assemblée Nationale et tout au long des débats parlementaires. Elles décident de se réunir à nouveau le 6 février au soir.

Les lilas, le 29 janvier 2020

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Communiqué intersyndical