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Répression à l’école Pasteur de Saint-Denis, 6 mutations forcées : KIT DE MOBILISATION
Article publié le 5 avril 2022

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Appel de l’intersyndicale IDF, le 16 avril 2022

Communiqué intersyndical, Bobigny, le 6 avril 2022

Communiqué de l’équipe enseignante de l’école Pasteur de Saint Denis

Courrier- type de soutien aux 6 de Pasteur

Soutien aux 6 de Pasteur sur les réseaux sociaux

Communiqué intersyndical, Bobigny, le 13 avril 2022


Appel de l’intersyndicale IDF, le 16 avril 2022

ANNULATION DES MUTATIONS-SANCTIONS DES 6 COLLÈGUES DE L’ÉCOLE PASTEUR DE SAINT-DENIS

RASSEMBLEMENT MERCREDI 20 AVRIL

14 HEURES, PLACE JACQUES BLAINVILLE (METRO SOLFERINO )

Après avoir été attaqué·es dans un mensuel d’extrême-droite, des collègues sont sous la menace d’une mutation-sanction par le DASEN de la Seine-Saint-Denis et le recteur de l’académie de Créteil ! Depuis 10 jours, les parents d’élèves de l’école n’ont toujours pas été reçus par le DASEN malgré leurs demandes. Les élu-es ont écrit au ministre, recteur et DASEN pour avoir des explications : aucune réponse.

Après avoir consulté les 6 dossiers, les collègues ne comprennent toujours pas ce qu’on leur reproche et surtout sur quelle base cela est étayé. Il n’y a dans le dossier de chaque collègue aucun élément probant ou flagrant qui vient démontrer ce qui est reproché. Les conclusions de l’enquête remises aux collègues et les préconisations retenues semblent répondre aux prétendues "dénonciations" publiées sur des médias d’extrême droite. Des éléments de langage sont même proches.

Alors même que leur valeur professionnelle est reconnue par l’institution, ce qui est reproché aux enseignant-es c’est de faire vivre le collectif de travail qu’est le conseil des maître-esses tel que cette instance est définie par le code de l’éducation. Cette équipe de 19 collègues est fortement engagée dans leur mission de service public d’éducation. Pour le DASEN et le recteur il y a clairement la volonté de faire voler en éclat un "groupe qui ne fonctionne pas comme l’institution le souhaite".

Dans le contexte politique actuel remettre en cause un collectif qui se questionne sur les injonctions ministérielles et leurs effets sur les élèves est une attaque à l’indépendance du fonctionnaire d’état telle qu’elle est définie par nos statuts. La loi de 1983 portant droit et obligations des fonctionnaires n’est pas encore abrogée ! Cette mutation dans l’intérêt du service est une sanction déguisée pour les 6 enseignant-es et une menace pour l’ensemble de la profession !

Le DASEN 93 et le recteur de Créteil, en pleine campagne présidentielle où l’extrême-droite est au plus haut dans les sondages, prennent donc le parti de la directrice qui a jeté en pâture ses collègues dans un magazine d’extrême-droite et sanctionnent des membres de l’équipe enseignante.

Le climat nauséabond de banalisation des idées d’extrême-droite a des conséquences concrètes et graves pour celles et ceux qui en sont victimes. Depuis des semaines, ces collègues ainsi que tout le reste de l’équipe sont désormais sous la menace des réseaux d’extrême-droite. Quel signe veut donner le ministère ? Faire vraiment faire barrage à l’extrême-droite et protéger ses victimes comme les 6 collègues de l’école Pasteur en leur accordant la protection fonctionnelle ? Ou bien donner des gages à l’extrême-droite en cas de victoire de celle-ci avec les mutations-sanctions ?

Les organisations syndicales régionales SNUipp-FSU, FSU, CGT Educ’action, SUD Éducation et CNT apportent leur soutien à l’équipe enseignante et exigent le maintien sur l’école des 6 collègues menacé·es de mutation-sanction.

Elles soutiennent toutes les initiatives du collectif de mobilisation de l’école Pasteur et appellent les collègues à un rassemblement massif devant le ministère de l’éducation nationale le mercredi 20 avril à 14h, y compris en se saisissant des préavis de grève.

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Appel de l’IS IDF - Rassemblement du 20 avril devant le ministère

Communiqué intersyndical, Bobigny, le 6 avril 2022

Après avoir été attaqué·es dans un mensuel d’extrême-droite, des collègues sont sous la menace d’une mutation-sanction par le DASEN de la Seine-Saint-Denis et le recteur de l’académie de Créteil !
Depuis le début de l’année scolaire, les collègues de l’école élémentaire Pasteur à Saint-Denis ont alerté la DSDEN 93, en envoyant des fiches SST et RPS, concernant la non organisation de l’école et la mise en danger des élèves et des enseignant-es. Sans avoir reçu l’équipe enseignant-e, le DASEN 93 et le recteur, au lieu de réunir un CHSCT extraordinaire, décident de diligenter une enquête administrative.

Pendant le déroulement de l’enquête, dans un mensuel d’extrême-droite parait un article (janvier 2022) et sur You Tube une vidéo (février 2022) qui sont consacrés à un prétendu « gauchisme à l’école ». Sous couvert d’anonymat, la directrice décrit des situations totalement fausses et délirantes qui se dérouleraient dans cette école. Ces allégations diffamatoires mettent en cause des collègues qui sont clairement nommé·es et reconnaissables. Pour certains leurs numéros de téléphone personnels sont même identifiables. Les collègues demandent à être protégé-es par le rectorat et ont déposé une main courante. Malgré toutes ces menaces, les collègues ont poursuivi leur mission de service public d’éducation auprès de leurs élèves, tout en subissant une enquête administrative à charge.

Que se passe-t-il ensuite ?
Alors que les conclusions de l’enquête ne sont pas connues, que l’arrivée d’une nouvelle direction fin janvier 2022, a enfin permis de retrouver un climat serein entre tou-tes les acteur-trices de l’école (parents, équipe enseignante et élèves), lundi 4 avril, 6 collègues reçoivent un courrier les prévenant de mutations-sanctions dites « dans l’intérêt du service ».

Le DASEN 93 et le recteur de Créteil, en pleine campagne présidentielle où l’extrême-droite est au plus haut dans les sondages, prennent donc le parti de la directrice qui a jeté en pâture ses collègues dans un magazine d’extrême droite et sanctionnent des membres de l’équipe enseignante. Équipe qui a le tort d’être investie auprès de leurs élèves et qui ne répond pas forcément à toutes les injonctions ministérielles.

Le climat nauséabond de banalisation des idées d’extrême-droite a des conséquences concrètes et graves pour celles et ceux qui en sont victimes. Depuis des semaines, ces collègues ainsi que tout le reste de l’équipe sont désormais sous la menace des réseaux d’extrême-droite. Et ce, sans qu’aucune réponse n’ait été donnée par le recteur à leur demande de protection fonctionnelle.

Cette décision de mutation est injuste, incohérente et irresponsable, compte tenu du climat qui s’apaisait depuis plusieurs semaines dans cette école.

Les organisations syndicales SNUipp-FSU 93, SNES-FSU 93, CGT Educ’action 93, Sud éducation 93 et CNT éducation 93 apportent leur soutien à l’équipe enseignante et continueront de combattre les idées et les méthodes de l’extrême-droite. Elles exigent le maintien sur l’école des 6 collègues menacé-es de mutation-sanction et appellent :

  • au rassemblement vendredi 8 avril à 12h devant la DSDEN à Bobigny
  • à la grève mardi 12 avril avec rassemblement à la DSDEN 93 à 12h, jour où des collègues iront consulter leur dossier


Communiqué de l’équipe enseignante de l’école Pasteur de Saint Denis

L’Éducation nationale et l’extrême-droite main dans la main contre l’école.

Nous, les dix-neuf enseignant·es de l’école élémentaire Louis Pasteur à Saint-Denis, venons d’appendre ce lundi 4 avril que six d’entre nous allions subir une mutation « dans l’intérêt du service », dans les jours à venir.

Cette décision des services départementaux de l’Education nationale (DSDEN 93) est la suite d’une série de maltraitances institutionnelles que nous subissons depuis des années, notamment pour notre attachement au fonctionnement collégial de l’école.

A la rentrée 2021, après une année sans direction d’école où l’équipe a dû porter seule les charges administratives, une nouvelle directrice a été nommée par la direction académique.

Très rapidement, celle-ci a mise en place des pratiques managériales allant contre le fonctionnement collectif et coopératif de notre équipe et ne prenant jamais en compte l’intérêt des enfants. empêchements à travailler (rétention d’informations, non accès au matériel et aux locaux), autoritarisme (non respect des décisions du conseil des maître·sses, interdiction de sorties) pressions psychologiques, humiliation devant parents et élèves, mensonges , diffamation et propos calomnieux, incitation auprès de parents d’élèves à produire des écrits ou même porter plainte contre des enseignant·es pour motifs calomnieux, et autres fautes professionnelles graves , comme la falsification des élections de parents d’élèves.

Alors que nous avons alerté notre hiérarchie de tous ses agissements et de la souffrance que cela engendrait au quotidien, la seule réponse de l’administration a été de diligenter une enquête administrative pour "climat scolaire dégradé" en décembre 2021. Nous avons alors dû subir, tout au long de celle-ci, des entretiens humiliants et à charge.

Nous avons appris par la suite que la directrice entretenait des relations avec l’extrême-droite, ce qui a été confirmé par un article publié dans l’Incorrect (journal d’extrême-droite), en janvier 2022 dans lequel elle diffame les collègues de l’école.1

Aujourd’hui, l’institution au lieu de nous protéger comme il est de son devoir (nos demandes de protection fonctionnelle sont restées par ailleurs sans réponse), nous réprime violemment et ;collabore ainsi avec l’extrême-droite !

En prenant cette décision de muter de force des collègues investi·es auprès de leurs élèves (certain·es enseignant·es sont en poste depuis plus de dix ans dans l’école) sous prétexte d’une volonté de retour à la « sérénité de l’école » , l’administration prive les élèves de six classes de leur maître·sse en plein cours de l’année scolaire et désorganise ainsi le service public d’éducation.

Loin de nous apporter « sérénité », cette décision attise notre colère envers l’institution qui nous méprise. Nous nous mobiliserons collectivement, avec détermination et par tous les moyens possibles pour empêcher ces mutations.

On touche pas à nos collègues !

1 G. Robin, « Gauchisme à l’école. Le niveau monte », L’Incorrect, n° 49, janvier 2022.


Courrier- type de soutien aux 6 de Pasteur

Il est important de multiplier les prises de position en faveur des 6 collègues de Pasteur et de tous les personnels victimes de répression anti-syndicale. Voici un modèle de courrier à envoyer au DASEN du 93, au recteur de Créteil et/ou ministre de l’Éducation nationale. Vous pouvez envoyer une copie de votre motion au collectif de soutien de l’école : collectifsoutienpasteur@protonmail.com

À …………., le ……………….. 

À

M. le DASEN de Seine-St-Denis /

M le recteur de l’Académie de Créteil /

M. le ministre de l’Éducation nationale 

sous couvert de l’IEN ou chef·fe d’établissement

 

Objet : abandon des procédures contre les 6 collègues victimes de répression politique, syndicale et pédagogique à l’école Louis Pasteur de Saint-Denis

 

Nous, personnels de (nom de l’école, du collège, lycée), avons appris que ce lundi 4 avril 2022 , six enseignant·es de l’école Pasteur de Saint-Denis, pour certain·es militant·es pédagogiques à l’ICEM-pédagogie Freinet et d’autres militant·es syndicaux·ales au SNUIPP/FSU 93 et à SUD Education 93, avaient reçu un courrier du DASEN du 93 leur indiquant qu’il prévoyait une mutation « dans l’intérêt du service » à leur encontre.

Après avoir dénoncé les pratiques managériales de leur directrice d’école, proche des milieux d’extrême-droite et avoir été attaqué·es dans un mensuel d’extrême-droite par celle-ci, iels n’ont non seulement pas été protégé·es par l’institution mais c’est euxelles qui se retrouvent sanctionné·es ! Elle, aurait été promue sur un poste administratif dans une autre circonscription ...

Nous sommes profondément choqué·es par cette décision qui constitue une sanction déguisée , une entrave à la liberté pédagogique et une grave répression syndicale et politique envers nos collègues à qui nous adressons notre profond soutien.

Dans cette période où le climat nauséabond qui banalise les idées d’extrême-droite est présent partout dans notre société, nous refusons fermement que celles-ci infusent à l’école. Comment l’Education nationale peut-elle cautionner ces idées ?

De plus, comment pouvez-vous invoquer la « nécessité de service » et la « sérénité » de l’école en privant les élèves de leurs enseignant·es alors que la crise sanitaire a accentué les difficultés sociales et scolaires et qu’on manque cruellement de moyens de remplacement ?

Nous exigeons l’abandon immédiat des procédures contre nos 6 collègues professeur·es des écoles à l’école Pasteur de Saint-Denis.

Veuillez croire, Monsieur le DASEN/ M le recteur /M. le ministre, en notre attachement au service public d’éducation


Soutien aux 6 de Pasteur sur les réseaux sociaux

En soutien aux camarades de Pasteur, vous pouvez vous prendre en photo, dans les salles de prof, avec le visuel ci-dessous et le mettre sur les réseaux sociaux avec le hashtag #SoutienAux6dePasteur
Si vous n’êtes pas sur les réseaux sociaux, vous pouvez envoyer votre photo sur le mail du collectif de soutien :
collectifsoutienpasteur@protonmail.com